L'histoire du Porte-avion Foch
L'histoire du Porte-avion Foch
Le projet de statut naval établi par l’état-major général en 1949 demande quatre porte-avions de 20 000 tonnes pour en avoir deux disponibles en permanence. Dans sa séance du 22 août 1949, le Conseil supérieur de la Marine est encore plus ambitieux : discutant le projet de statut naval, il demande six porte-avions d’escadre. Le 15 juillet 1952, il en réclame encore cinq dont deux pour l’Union française (non mis à la disposition de l’OTAN). D’après le MRC 12, document final de la conférence de Lisbonne de 1952, la France devrait mettre à la disposition de l’OTAN un porte-avions au jour J, deux à J+30, trois à J+180.
Dès 1953, la Marine doit réviser ses ambitions à la baisse, avec un objectif de trois porte-avions
Le PA 54 Clemenceau, inscrit au budget de 1953, est mis sur cale en novembre 1955 ; le PA 55 Foch, inscrit au budget de 1955, est mis sur cale en février 1957 aux Chantiers de l’Atlantique Penhoët-Loire. La coque du Foch a été mise à l'eau le 13 juillet 1959 puis remorquée à Brest pour les installations militaires. La construction se poursuit jusqu'au 23 juillet 1960, où le bâtiment est mis à flot en présence de la famille du maréchal Foch. Le Foch est admis au service actif le 15 juillet 1963.
L’Arromanches et le Foch transportent de novembre 1964 à février 1965 42 chasseurs américains Vought F-8E(FN) Crusader de Norfolk à Saint-Nazaire.
D'abord à Brest, le Foch est basé à Toulon à partir de 1976.
Entre 1980 et 1981, il subit une IPER qui le dote d'un système d'exploitation navale des informations tactiques, d'une centrale à inertie pour recalage de la plate-forme des avions avant le catapultage, de soutes à missiles pour missiles AM-39 Exocet et l'arme nucléaire tactique. Il peut ainsi accueillir quatre ou cinq AN-52 puis le missile ASMP].
En 1982, le Foch participe à la guerre des Malouines en tant que navire amiral de la force navale française envoyée en mission pour protéger les intérêts français dans la région.
Comme son navire jumeau, le Foch a subi une modernisation et un radoub, remplaçant quatre de ses huit canons de 100 mm par deux systèmes de défense aérienne Crotale. Contrairement au Clemenceau, le Foch a également reçu en 1997 deux lanceurs SADRAL (pour six missiles Mistral chacun); ces lanceurs ont été achetés par la France en 1994.
Sous pavillon Brésilien :
Il est acheté en septembre 2000 par le Brésil pour 12 millions de dollars américains. Il navigue dès lors sous le nom de NAe São Paulo (A12). Le navire est en mauvais état (notamment en raison de l'absence de pièces détachées disponibles), subit six incendies — faisant quatre morts— et navigue peu sous pavillon brésilien. Sa rénovation complète est envisagée en 2014 mais en raison de son coût, la Marine brésilienne annonce le désarmement du navire en février 2017 après avoir passé 206 jours d'opérations en mer — désarmement finalement effectué le 22 novembre 2018.
Acheté par un chantier de démolition en Turquie, il est ensuite renvoyé vers le Brésil officiellement en raison de présence d'amiante. Après une longue errance dans l'Atlantique, le bâtiment, dans un état dégradé, est coulé le 3 février 2023 à 350 km des côtes brésiliennes et 5 000 mètres de fond par la Marine brésilienne[], malgré les risques de pollution de l'environnement marin. Des associations dénoncent un « crime environnemental », le navire étant rempli de matériaux polluants (amiante, peinture…).
(source Wikipédia)